le chasseur français de supériorité aérienne


Le MIRAGE 4000, construit par les AVIONS MARCEL DASSAULT-BREGUET AVIATION, est un prototype démontrant sur un avion de la classe des 20 tonnes les nouvelles technologies développées pour le MIRAGE 2000.


Cet avion multi-rôle est capable de très hautes performances grâce à ses commandes de vol électriques, à la poussée de ses deux réacteurs M53 adaptés au vol à grande vitesse et à sa grande capacité interne de carburant et de charges extérieures.


Le MIRAGE 4000 participe aux essais sur les possibilités des nouvelles commandes liées à la configuration delta-canard.


Le MIRAGE 4000 offre une capacité opérationnelle multi-missions allant de la défense aérienne/supériorité aérienne aux missions de pénétration et de reconnaissance.


Le 23 octobre 1992, le musée du Bourget accueillait un nouvel arrivant. L'appareil présentait une forme bien connue, qui l'apparentait tout de suite à la prolifique famille des "Mirage". L'événement marquait l'épilogue du programme de ce bel oiseau, le "Mirage" 4000.


Un bi-réacteur pour l'armée de l'air


L'armée de l'Air a peu utilisé de chasseurs bi-réacteurs. Elle employa des Gloster "Meteor" puis des SO 4050 "Vautour" IIN dans les années cinquante et soixante. L'idée d'aligner un appareil de combat lourd, comme le "Phantom" II, était pourtant présente dans beaucoup d'esprits.


Plusieurs projets vont se succéder, sans qu'aucun n'entre en service ou ne vole. Citons le SO 4060, une version du "Mirage" IV de bombardement...qui resteront tous finalement dans les cartons.


Un autre projet devait être réalisé en coopération avec le Royaume-Uni. L'AFVG (Anglo-French Variable Geometry) fut pourtant abandonné en juin 1967, laissant les Anglais faire le "Tornado" avec les Allemands et les Italiens.


La famille des "Mirage" G (pour géométrie variable) a bien failli correspondre à ce désir. Plusieurs prototypes furent construits, dont le bimoteur G8. Il effectua son premier vol le 8 mai 1971. Ses essais permettaient d'établir un constat élogieux : performances brillantes, formule de l'ailes à géométrie variable aboutie. Le mirage G8 reste aujourd'hui encore l'avion européen le plus rapide avec Mach 2.35 atteint le 13 juillet 1973. Il n'aboutissait cependant pas sur une production en série. Trop cher...


Ce bimoteur, véritable arlésienne, revenait sur le devant de la scène en mai 1972, avec le projet d'ACF (Avion de Combat du futur), ou "Super Mirage". Les ingénieurs abandonnaient ici l'aile à géométrie variable. Si elle offrait beaucoup d'avantages sur le plan aérodynamique, elle nécessite des systèmes d'articulation lourds et chers.


Une voilure fixe, avec un bord d'attaque de 55°, semblait un bon compromis. Pour la motorisation, le choix se porta sur un tout nouveau réacteur, le SNECMA M53. Un radar doppler à impulsion capable de détecter des cibles vers le bas en les distinguant des échos du sol devait l'équiper. Sa construction était presque achevé quand le programme fut arrêté en décembre 1975, toujours pour une question de coût.


Caractéristiques de l'ACF "Super Mirage"


Envergure                        : 12 m

Longueur                         : 18,70m

Masse max au décollage  : 32 tonnes

Charge utile                     : 13. 7 tonnes

Vitesse max à 12000M     : Mach 2.2

Plafond pratique               : 17000m

Rayon d'action                 : 2000km

Armement                       : 2 canons de 30mm et points d'emport pour des charges extérieures (bidons, missiles, bombes, roquettes)


L'intérêt de l'Armée de l'air pour un bimoteur ne faiblissait pas : en avril 1976, elle procéda à l'évaluation du McDonnell-Douglas F-15 "Eagle" sur la base d'Edwards. Le TF-15 (71-291) reçut même des cocardes à cette occasion ! Dassault--Bréguet commença à réfléchir de son côté sur une nouvelle génération de chasseurs peu avant l'abandon de l'ACF.



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Wikipédia


Dassault


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Arrivé au MAE en 1993 dans sa livrée sable saoudienne, le Mirage 4000, sous l'impulsion de Charles Matthey et Serge Adnet, est mis en chantier fin 1999 pour lui faire retrouver sa livrée « prestige Dassault » : blanc avec liserés bleu, blanc, rouge (et les insignes fétiches de Jean-Marie Saget, son pilote d'essai).


La première phase de démontage, traitement des corrosions et remise en peinture anti-corrosion a été terminée le 11 juin 2001.


Après avoir été visible dans le hall "Concorde" du Musée de l'air et de l'Espace, il est maintenant exposé sur le tarmac proche du Mercure

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